La Présidente de l’Ordre des Experts Comptables plébiscite le E-learning

“2013 est, me semble t’-il, l’année du e-learning”, c’est ce que nous confie Agnès Bricard, Présidente du Conseil Supérieur de l’Ordre des Experts-Comptables. Dans cette interview, la Présidente, revient sur l’importance de la formation initiale et continue pour la profession.

Une interview exclusive d’Agnès Bricard, Présidente du CSOEC, pour Comptalia

“Il y a d’excellents organismes comme Comptalia. Et on les connaît bien et on est ravi qu’ils aient été les premiers à s’inscrire dans cette démarche-là…”

Comptalia – Nous l’avons vu cette année au Congrès de l’Ordre de Paris avec la Cité des Compétences, la formation est au cœur des préoccupations du Conseil Supérieur. Pourquoi cette volonté de mettre en avant la formation, qu’elle soit diplômante ou professionnelle ? Quel est le message que vous souhaitiez faire passer ?

 

Agnès Bricard – La formation est centrale dans notre profession, puisque le diplôme d’expert-comptable qui est le socle même de nos valeurs, engage complètement une formation initiale bien sûr mais, engage aussi une formation continue.
On ne peut pas imaginer que l’expert-comptable consacré par son diplôme initial, issu de cette formation initiale, ne continu pas à se former dans l’intérêt des entreprises.
Pour être compétitif,  pour continuer à être utile : un expert-comptable doit s’engager dans la formation continue. Nous avons une norme : 40h chaque année doivent être consacrées à cette formation continue.
Donc oui, la formation est centrale dans les engagements de qualité que doit donner la profession. Pourquoi ? Parce qu’il faut renforcer la sécurité tant financière qu’économique de nos entreprises,  de l’ensemble des acteurs et c’est pour ça que le diplôme, la formation sont véritablement au cœur même de tous ces enjeux.

 

Comptalia Sur la Cité des Compétences, de nombreux organismes de formation étaient présents, dont certains proposent des formations en e-learning. Que pensez-vous de cette nouvelle manière d’apprendre, de cette possibilité de se former où et quand on le souhaite, sans contrainte de lieu ni de planning ?

 

Agnès Bricard – Dans la cité des compétences qui s’est inscrite pour la première fois dans notre congrès à Paris en 2012, nous avons noté qu’il y avait des acteurs spécialisés en e-learning.
Il est important de se dire qu’avec l’ensemble des nouvelles techniques, que ce soit la dématérialisation, l’utilisation des tablettes… ;  le e-learning c’est réellement, aujourd’hui. 2013 est, me semble t’-il, l’année du e-learning.
Au niveau de l’ordre des experts-comptables nous avons  fait en sorte que justement, le e-learning, s’inscrive totalement au niveau de la formation des stagiaires experts-comptables (pendant les 3 ans qu’on appelle stage réglementaire). Et également au niveau de la formation continue.
Ceci étant dit, il y a d’excellents organismes comme Comptalia. Et on les connaît bien et on est ravi qu’ils aient été les premiers à s’inscrire dans cette démarche-là.
Ils ont favorisé comme toujours le fait que les autres se soient aussi engagés. Mais c’est vrai que Comptalia est parti avec de l’avance. Nous faisons en sorte que nous aussi, au niveau de la profession, nous soyons au cœur même de ce nouvel enjeu et c’est 2013, ce n’est pas plus tard.
Par contre, ne jamais oublié que s’il y a e-learning, il doit y avoir des face-à-face possibles tous les 6 mois, pourquoi pas, ce qui permet simplement de faire l’évaluation du candidat.

 

Comptalia – Quel message souhaiteriez-vous faire passer aux futurs collaborateurs et experts-comptables actuellement en formation ?

 

Agnès Bricard – Ce métier : expert-comptable, est un métier passionnant. On est au cœur même de tous nos enjeux de compétitivité et de croissance.  Aujourd’hui, on vient de nous confier une nouvelle mission au niveau du crédit d’impôt croissance emploi, le fameux CICE.
C’est un crédit d’impôt issu du pacte national de la croissance, issu du rapport Gallois, qui dit que dorénavant, toute entreprise, en appliquant 4% sur sa masse salariale, en déduisant les salaires supérieurs de 2,5 fois le SMIC,  bénéficie d’un crédit d’impôt qui s’appliquerait en tant que tel sur 2014 et qui pourrait être préfinancé dès 2013.
Ça veut dire quoi préfinancé ? C’est que les réseaux bancaires vont financer ce crédit d’impôt pour que les entreprises affectent ces sommes aux investissements, aux recrutements, à tout ce qui est recherche, à tout ce qui est nouveaux salons, tout nouveau produit…, le périmètre est large.
Et donc, on a demandé aux experts-comptables de s’engager pour que les réseaux bancaires aient une sécurité : nous allons délivrer une attestation de l’expert-comptable pour apporter ce « prêt financement ».

Oui, nous sommes dans un métier au cœur même de ces enjeux de croissance, de compétitivité et le diplôme doit être à la mesure de nos ambitions.

 

 

Un commentaire

  • je pense que la formation tout au long de la vie dans tous les métiers et plus particulièrement dans ceux de la filière expertise comptable est quelque chose d’incontournable,
    40 heures est un minimum théorique, dans les faits c’est bien plus (on ne compte pas ; nécessité oblige),
    issu de cette filière et exerçant en qualité de daf depuis plusieurs décennies, tous les professionnels sont imprégnés de cette nécessité indispensable à notre efficacité et employabilité

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